
Compétences mentales
Les capacités mentales sont des aptitudes qui ont des effets positifs sur notre vie et notre travail. Elles clarifient notre perception, approfondissent notre conscience de soi et concentrent nos actions sur l'essentiel. On peut développer ces capacités mentales par des méthodes simples, ce qui permet d'enrichir notre perception du monde et de nos relations.

Distance d'impulsion
La distance d'impulsion est la capacité de percevoir clairement une impulsion physique ou mentale, d'observer sa montée et sa descente, sans avoir à suivre l'impulsion.



Une impulsion est le déclenchement d'une action au niveau du corps ou de l'esprit. Elle surgit en nous juste avant que nous disions, pensions, ressentions ou fassions quelque chose. Il est facile de la manquer et de passer directement à l'action suggérée. Plus ce processus est inconscient, plus nous sommes limités et réactifs. Plus notre réactivité est forte, moins nous sommes libres. La liberté, ici, signifie soit suivre une impulsion, soit ne pas la suivre. Nous percevons l'impulsion avec calme et bienveillance, sans nous laisser emporter. C'est seulement alors que nous prenons une décision.
Une à trois respirations conscientes peuvent suffire à calmer une impulsion pressante et à créer une distance suffisante pour l'observer.

Transition
Une transition est un changement de rythme conscient entre deux activités, au cours duquel on fait une pause, on termine l'activité précédente et on se concentre clairement et pleinement sur la suivante.



La transition consciente nous évite de passer d'une tâche à l'autre précipitamment, de commettre des erreurs ou de nous perdre en cours de route.
En faisant une brève pause, nous pouvons ressentir ce qu'une activité a déclenché en nous, la mener à bien intérieurement et la comprendre plus profondément. Ces transitions nous offrent la liberté de ne pas être contrôlés par le pilote automatique, mais d'initier consciemment de nouvelles actions au lieu de les subir.
Les transitions conscientes nous aident à percevoir notre état réel et à reconnaître si nous sommes fatigués, tendus ou lucides. Ce bilan émotionnel nous permet d'agir avec discernement.
Les transitions conscientes nous apportent fraîcheur, présence et un moment de liberté, de nouveaux départs, même au beau milieu de la journée de travail.

la véritable bienveillance
La véritable bienveillance consiste à cultiver une vision fondamentalement aimante de nous-mêmes et du monde.



La véritable bienveillance commence par soi-même. En nous traitant avec douceur, nous pouvons transposer cette attitude dans nos relations. En reconnaissant nos propres blessures et tensions, nous n'avons plus besoin de les combattre chez les autres.
La méditation de bienveillance nous aide à cultiver progressivement la bienveillance envers nous-mêmes, envers nos proches, lors de rencontres neutres, et même envers les personnes difficiles. Ainsi, notre esprit s'adoucit, s'éclaircit et s'ouvre, et nous favorisons un climat propice à l'épanouissement de la compréhension et du lien.
Cultiver une véritable bienveillance transforme notre vision du monde. Les environnements de travail où règne la bienveillance sont rares, et pourtant, ils nous offrent des exemples éloquents de ce qui est possible dans les interactions humaines.

monotâche
La monotâche est la capacité de notre esprit à maintenir une attention constante sur une seule activité pendant une période donnée.



La capacité à se concentrer sur une seule tâche pendant une période donnée est essentielle. Cette capacité est de plus en plus importante à l'ère du multitâchage et des interruptions constantes. Lorsque nous sommes concentrés, notre efficacité augmente considérablement. Nos idées sont menées à terme. Nous évitons ainsi de laisser des idées en suspens ou des « affaires inachevées » qui nous rattrapent sans cesse et nous font sortir de notre processus créatif et d'apprentissage.

volatilité supplémentaire
L’absence de superflu signifie accomplir une activité sans aucun « extra » interne ou externe, comme les pensées, les émotions, les attentes ou la présentation de soi, et se concentrer entièrement sur l’essentiel.



L'aspect superflu consiste à libérer une activité de tous les éléments superflus que nous y ajoutons inconsciemment, tels que les soucis, les jugements, les attentes ou la manière dont nous nous présentons. Au lieu de nous laisser distraire par des pensées, des émotions et des scénarios, nous concentrons notre attention sur ce qui doit réellement être fait. Nous animons une réunion sans nous demander constamment ce qui pourrait mal tourner et quelles en seraient les conséquences. Nous écoutons simplement et nous concentrons sur l'essentiel.
L'absence de superflu nous invite à agir sans motivation égocentrique ni besoin d'impact. Nous faisons simplement ce que nous avons à faire – avec clarté, en pleine conscience et sans effort superflu.

véritable pause
La véritable pause est un moment d'inactivité consciente où l'on cesse de faire, où l'on se repose et où l'on crée un espace propice à la clarté, à la récupération et au développement naturel.



Nos pauses au travail ne sont souvent pas de vraies pauses. Elles ne nous ressourcent pas – elles nous stressent même parfois. Pendant certaines pauses, nous avons plus à faire que pendant nos heures de travail habituelles.
Une véritable pause interrompt notre flux d'activités habituel et nous offre un moment de régénération authentique. Elle peut nous apporter joie et clarté.
En elle, le corps et l'esprit peuvent trouver la paix, de sorte que la tranquillité et de nouvelles perspectives surgissent d'elles-mêmes.
Sans ces pauses, nous perdons facilement le contact avec nous-mêmes et passons à côté de l'essentiel.
Des périodes régulières d'inactivité consciente nourrissent la joie, la présence et la liberté intérieure.
La véritable pause nous rappelle que l'action et l'inaction sont indissociables – comme l'inspiration et l'expiration.

Écoute profonde
L'écoute profonde consiste à se défaire consciemment de ses propres pensées, à revenir à sa respiration et à se tourner vers l'autre personne avec une présence ouverte et sans jugement, afin qu'une véritable connexion et une compréhension mutuelle puissent s'établir.



Lorsque nous écoutons, nous sommes souvent plus préoccupés par nos propres pensées que par les paroles et les intentions de l'autre personne.
L’écoute profonde signifie avant tout percevoir avec amour mais fermeté son propre récit intérieur parallèle et l’interrompre en douceur.
Parfois, il est utile de poser discrètement les deux mains sur son ventre, de se concentrer sur sa respiration et ainsi de calmer son esprit vagabond, distrait et critique. En se recentrant sur sa respiration, on améliore sa capacité d'écoute.
La qualité d'un orateur dépend de celle de son public. Sans ouverture intérieure, il n'y a pas d'apprentissage.
La qualité de notre écoute influence considérablement ce que l'autre personne dit et ce qu'elle ne dit pas. Les pensées négatives et critiques réduisent nos interlocuteurs au silence et alimentent la peur et l'agressivité.
La pensée positive et l'ouverture d'esprit favorisent nos liens et nous permettent de partager davantage de choses essentielles.
Au fil du temps, nous prenons de plus en plus conscience de la qualité de notre communication. En développant nos propres compétences d'écoute, nous trouvons progressivement des occasions d'intégrer une écoute plus attentive dans notre environnement de travail.
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